La versification française

As is the case in other literary traditions, poetry is the earliest French literature. Important French and Francophone poets are:

  • Middle Ages (trouvères and troubadours): Chrétien de Troyes, François Villon;
  • 16th century: Clément Marot, Joachim du Bellay, Pierre de Ronsard, Louise Labé;
  • 17th century: François de Malherbe, Pierre Corneille, La Fontaine, Boileau, Racine;
  • 18th century: André Chénier, Marie-Joseph de Chénier;
  • 19th century: Victor Hugo, Lamartine, Baudelaire, Mallarmé, Verlaine, Rimbaud;
  • 20th century: Paul Valéry, Guillaume Apollinaire, Paul Éluard, Jacques Prévert.

French prosody and poetics
The French metric line is generally not determined by the number of beats, but by the number of syllables. The most common metric lengths are the ten-syllable line (decasyllable), the eight-syllable line (octosyllable) and the twelve-syllable line (the so-called “alexandrin“). The ten-syllable and 12-syllable lines are generally marked by a regular syntactical pause, called a “césure” (cesura).
The ten-syllable line is often broken into syntactical groups as 5-5, 4-6, or 6-4.
The alexandrine is broken into two six-syllable groups; each six-syllable group is called a “hémistiche“.
In traditional poetry, the césure cannot occur between two words that are syntactically linked (such as a subject and its verb), nor can it occur after an unelided mute e.
For example:
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant d’une femme inconnue et que j’aime et qui m’aime... (Paul Verlaine, “Mon rêve familier”, from Poèmes saturniens)
Poetic forms developed by medieval French poets include: Ballade, Rondeau, Sonnet and Ode.
Vers et prosodie
“Le vers est un fragment d’énoncé formant une unité rythmique définie par des règles concernant la quantité, l’accentuation ou le nombre de syllabes.” (Robert).
Lorsqu’il compte douze syllabes, le vers s’appelle alexandrin, dans les autres cas on dit : vers de trois syllabes, huit syllabes (ou octosyllabes), etc.
Des vers de mesures différentes peuvent coexister dans un même poème, dans une même strophe. Si la structure se répète, les vers sont appelés réguliers. Parfois ils ne suivent aucune règle d’alternance, on les appelle vers libres.
Le rythme
Entre ces groupes, se trouvent des coupes, les césures. Elles sont toujours placées après la fin d’un mot important imposant un arrêt du sens et de la voix. Il y a donc césure à la rime.
Dans l’alexandrin la césure 6/6 divise le vers en deux hémistiches;
C’est en vain qu’au Parnasse // un téméraire auteur.
D’autres coupures donnent d’autres idées d’autres résultats :
Il vit un œil // tout grand ouvert // dans les ténèbres… (4/4/4)
Horloge, // dieu sinistre, // effrayant, // impassible… (3/3/3/3)
On parle d’enjambement lorsque le sens d’un vers déborde partiellement sur le suivant, voire sur la strophe suivante, sans le remplir; il se justifie dans le cas d’effets spéciaux (suspense, réticence, malaise…)
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme […] (A. Rimbaud)
La strophe est un sous-ensemble le plus souvent cohérent, l’équivalent d’un paragraphe, groupant plusieurs vers. Habituellement elle est précédée et suivie d’un interligne plus large. On distingue les couplets (variables) et le refrain (répété). La strophe est appelée isométrique lorsqu’elle comporte des vers de même mesure, hétérométrique dans les autres cas. On la nomme distique (2 vers), tercet (3 vers), quatrain, quintile, sizain, septain, huitain, neuvain, dizain, onzain, douzain.
La rime
Les rimes sont qualifiées par leur qualité, leur genre et leur disposition.
Disposition:
On trouve plusieurs façons de disposer les rimes :
Rimes continues: AAAA
Roland frappe sur une pierre bise Il en abat plus que je ne sais vous dire L’épée grince, elle n’éclate ni ne brise Vers le ciel en haut, elle rebondit. (Chanson de Roland)
Rimes plates AABB
Faire un travail exquis, plein de crainte et de charme, Faire une perle d’une larme: Du poète ici-bas voilà la passion, Voilà son bien, sa vie et son ambition. (A.de Musset)
Rimes croisées ABAB
C’est un trou de verdure où chante une rivière Accrochant follement aux herbes des haillons D’argent; où le soleil, de la montagne fière, Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons. (A. Rimbaud)
Rimes embrassées ABBA
Je suis venu calme orphelin, Riche de mes seuls yeux tranquilles, Vers les hommes des grandes villes: Ils ne m’ont pas trouvé malin. (P. Verlaine)
A rhyme is a repetition of similar sounds in two or more words and is most often used in poetry and songs.

Les figures de style
Les figures de style sont des procédés qui visent à rendre un énoncé plus expressif.
Effet de signification produit par une construction particulière de la langue qui s’écarte de l’usage le plus courant; les figures de style peuvent modifier le sens des mots, modifier l’ordre des mots de la phrase etc. En voici quelques-unes:
– Les figures de la substitution (l’expression attendue est remplacée par une autre) : métaphore, euphémisme, synecdoque, métonymie, antiphrase
– Les figures de l’opposition (s’appuient sur un contraste) : antithèse, oxymore, antiphrase
– Les figures de l’amplification (il y a insistance, exagération) : hyperbole, gradation, anaphore
– ou au contraire de l’atténuation : euphémisme, litote.
– De la syntaxe (liées à la construction de la phrase) : zeugma, anacoluthe, hypallage, asyndète
La comparaison consiste à rapprocher deux éléments, un comparé et un comparant, pour en souligner les ressemblances ou les différences. Le rapprochement des deux termes se fait au moyen d’un outil de comparaison. Ex : Les dauphins (terme comparé) alentour sautent comme (outil de comparaison) des carpes (terme comparé).  Louis Aragon
La métaphore : elle rapproche deux éléments, mais sans les relier par un outil de comparaison. Ex : L’aurore est un cheval ; Qui s’ébrouant chasse au loin les corneilles.  Norge
La métonymie : elle consiste à désigner un être ou un objet par un autre être ou objet qui a un rapport avec lui. Ex: le contenant pour le contenu (Boire un verre) ; Le symbole pour la chose (Les lauriers, pour la gloire) ; L’écrivain pour son œuvre (Lire un Zola)
La synecdoque : On prend le tout pour la partie ou la partie pour le tout. Ex : C’était une confusion, un fouillis de têtes et de bras qui s’agitaient.  Zola (= de personnes) ; Ex: le tout pour la partie; Real Madrid a gagné la finale (pour «les joueurs de l’équipe de foot de Real Madrid»…) ; La partie pour le tout: Les voiles prennent le départ (pour «les bateaux à voiles»)
La périphrase : on emploie une expression au lieu d’un seul mot pour désigner un être ou un objet. Ex : l’empire du soleil levant pour le Japon
L’euphémisme (n. m.) consiste à remplacer une expression qui risquerait de choquer, par une expression atténuée. Ex: «Demandeur d’emploi» est un euphémisme pour désigner un chômeur. Il n’est plus tout jeune = il est vieux. Le procédé inverse est l’hyperbole.
La litote : on dit peu, pour en exprimer davantage, suggérer beaucoup, souvent en utilisant une forme négative. Ex : Ce n’est pas mal = c’est très bien.
Ex: «Ce joueur de tennis n’est pas très doué»… (pour dire « il est franchement nul ! »)
Comme l’euphémisme, la litote peut servir l’ironie…
La litote la plus célèbre est celle utilisée par Chimène dans Le Cid de Corneille lorsqu’elle dit à Rodrigue : « Va, je te hais point » (pour lui dire qu’elle l’aime)
L’antiphrase : par ironie, on dit le contraire de ce que l’on pense mais le ton employé ne laisse aucun doute sur le sens véritable du message. Ce procédé est le support essentiel de l’ironie. Le contexte est important, puisqu’il permet de découvrir si une phrase est ironique ou non. Ex : J’adore ta nouvelle coupe de cheveux! = je la trouve horrible.
L’anaphore : on répète un mot ou une expression au début de plusieurs vers ou phrases. Elle permet d’insister sur une idée.

Ex : Que tu es belle, ma bien aimée,
Que tu es belle!  Cantique des Cantiques
Ex: Marcher à jeun, marcher vaincu, marcher malade (Hugo)
(On note que cet énoncé comporte aussi un parallélisme de construction)
L’hyperbole : on emploie des termes exagérés pour frapper le destinataire : être mort de rire.
La gradation : se caractérise par l’emploi de termes de plus en plus forts: Va, cours, vole et nous venge!  (Corneille, Le Cid). La gradation utilise souvent d’autres procédés, comme c’est le cas dans cette phrase, dans laquelle on trouve aussi des hyperboles et des métaphores.

L’oxymore n. m.: on rapproche deux termes de sens contradictoires, deux mots opposés dans un même groupe de mots. Ce procédé permet de créer un paradoxe, une image surprenante. Il s’agit d’ailleurs le plus souvent d’une métaphore. On l’appelle aussi parfois «alliance de mots». Ex : Cette obscure clarté qui tombe des étoiles. (Corneille, Le Cid), un silence éloquent, un mort-vivant…

L’antithèse : on rapproche dans une même phrase deux idées, réalités opposées. Elle est souvent renforcée par un parallélisme de construction. Ex : N’est-ce pas toi qui pleures et Méduse qui rit?  Aragon ; Certains aiment la nuit comme d’autres vénèrent le jour.

Amplification n. f. 1. Fait d’amplifier. 2. Péj. Développement oratoire excessif.

Hyperbole n. f. consiste à amplifier une idée pour la mettre en relief. Il s’agit d’une exagération. C’est souvent le contexte qui permet de dire s’il y a hyperbole ou non. Elle peut comporter une indication de nombre comme mille, trente-six, cent, etc. Ex: Briller de mille feux, mourir de soif, avoir trois tonnes de boulot, se faire tuer par sa mère en rentrant…

Parallélisme de construction n. m. est dans une phrase, lorsqu’une construction identique est répétée plusieurs fois:

Partir pour tout laisser Quitter pour tout abandonner Revenir pour tout recommencer.

Dans ce cas précis, la construction qui se répète est: Infinitif + “pour tout” + infinitif

Hypallage n. f.  Figure de style consistant à attribuer à certains mots d’une phrase ce qui se rapporte à d’autres mots: Ex: «le chevalier leva une main vengeresse» (c’est le chevalier qui se venge, non la main).

Analogie n. f. Mise en relation de deux objets, deux phénomènes, deux situations qui appartiennent à des domaines différents mais font penser l’un à l’autre parce que leur déroulement, leur aspect, présentent des similitudes. SYN: Ressemblance. Le raisonnement par analogie est la recherche d’une conclusion à partir de cette mise en relation.

Analyser le poème suivant: travailler sur le sens et le style
Sonnets pour Hélène (1578)
« Quand vous serez bien vieille … »
Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz chantant mes vers, en vous émerveillant :
« Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle. »
Lors vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard1 ne s’aille réveillant,
Bénissant2 votre nom de louange immortelle3.
Je serai sous la terre, et fantôme sans os
Par les ombres myrteux4 je prendrai mon repos ;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,
Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain5 :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.
Ronsard, Sonnets pour Hélène, II, 24
Variante de 1584 : « de mon nom »
Se rapporte à « Ronsard »
Dont la louange est immortelle.
Un bois de myrtes accueillait, aux Enfers, les amoureux célèbres ; « ombres » : ombrages
Lieu commun de la morale épicurienne, cf le Carpe diem (« profite du jour présent ») des Odes d’Horace.

Advertisements

Thanks for the comment!

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s