Le roman comme miroir de la société

Dans Le Rouge et le Noir, Stendhal formule une définition du roman qui estime que :

Un roman, c’est un miroir qu’on promène le long d’un chemin.

C’est dans ce sens – et par extension – que la littérature est définie comme le miroir de la société. Puisque le miroir reflète, on dirait que la littérature est un reflet de la réalité qu’il capte. Stendhal était l’un des précurseurs du réalisme français du 19è siècle dont l’objectif est de rendre compte de ce qu’il observe sans subjectivité.
Pensons à la personne (écrivain) qui promène le miroir, à la hauteur et à l’orientation qui lui est donné ! Ainsi, ce que montre le miroir est essentiellement influencé par la personnalité de l’écrivain. S’il s’inspire des faits de la réalité, l’écrivain n’est pas tenu de les reproduire comme un journaliste en ferait un documentaire ; mais, il y injecte plutôt son imagination créatrice, ses connaissances, ses aspirations ; il les choisit pour recréer un monde personnel. Cependant, le degré et la manière dont la réalité est utilisée sont liés à la tendance littéraire de l’écrivain, dont la personnalité transparait dans la production littéraire.
La plupart des écrivains espèrent corriger la nature humaine en exposant ses vices avec réalisme, exagération ou ironie. Ils créent ainsi un miroir de la société qui permet de mieux la comprendre. Le roman réaliste du 19ème siècle entend donc exposer les abus de la société à travers la peinture fidèle et détaillée de la réalité, de la société de leur temps. On retrouve alors les hommes ordinaires tels que les prostituées et les ouvriers dans Le père Goriot de Balzac.
On note également les écrivains engagés du 19ème siècle, à l’image du naturaliste Emile Zola, qui pensent que l’écrivain doit participer directement aux problèmes de son époque, affectée par un contexte politique très instable.
Ramonu Sanusi illustre mieux cette définition du roman comme miroir de la société dans ses œuvres, y compris le plus récent, Un nègre a violé une blonde à Dallas, qui fait de lui un écrivain réaliste et engagé :

Si tu lui offres la fleur à une Négresse, elle te dira qu’elle n’est pas une chèvre pour manger la fleur. p. 59
Moi, je suis contre ce qui s’est passé à Paris hier le 13 novembre 2015. Je ne suis pas d’accord avec ces meurtriers qui ont tué CENT-TRENTE innocents, selon les dernières informations. p. 88

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